Dans l’oeil du dragon : festival du malaise et de la royauté

Je me rappelle la première fois j’ai regardé Dans l’oeil du dragon. C’était tellement grandiose. Je rêvais même d’y participer! Cinq ans plus tard, c’est tout juste si je ne l’écoute pas d’une oreille distraite en faisant la vaisselle.

Pourtant, au fil des saisons, les entrepreneurs arrivaient mieux préparé, moins nerveux, avec des chiffres plausibles et une plus forte image de marque. On se serait attendu à de meilleurs deals de la part des Dragons, du moins pour faire de la bonne tivi (anyway, on sait qu’ils se reprennent à la vérification diligente, alors…). Bref, des ententes qui ne donnent pas l’impression de s’être fait bouffer tout rond, comme celles du Roi de la Royauté.

Sans titreeee

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Jamais avant cette 5e saison n’avons-nous autant entendu parler de royautés. C’est à croire que les anciens dragons n’ont pas eu le choix d’emboîter le pas. Pour moi, les royautés ont alourdi ce qui était au départ une bonne émission de divertissement. Ce trop-plein de chiffres, de pourcentages et de redevances ont effacé le côté humain que j’affectionnais. Au-delà des ententes financières, le mentorat de Serge Beauchemin et les coups de fil à Vegas de Mitch Garber me redonnaient foi en l’humanité.

Dans son article publié ce matin sur Showbizz.net, Elizabeth Lepage-Boily se questionne tout haut sur ce que tout le monde pense tout bas : l’embauche de Gilbert Rozon a-t-elle eu raison de la bonne entente sur le plateau de tournage? Déjà, on sait que ni Danièle Henkel ni Mitch Garber ne reviendront le printemps prochain, ce qui est en soit une catastrophe.

Madame Henkel, en poste depuis le jour 1 et véritable icône de l’entrepreneuriat féminin, semble avoir tourné 770 fois sa langue dans sa bouche cette saison pour éviter la provocation. Comme téléspectateur, le malaise a laissé un goût amer.  Entre les blagues qui tombent à plat et les réflexions peu respectueuses à l’endroit des participants (Comment oublier le fameux « S’t’un avant-goût de la mort » en parlant d’un Lazy-Boy qui berce tout seul. Juste non.), c’est à se demander si le nouveau dragon se souvient de ses premières années entrepreneuriales.

Pour moi, une question demeure : plutôt effacé cette saison-ci, Serge Beauchemin reprendra-t-il du galon la saison prochaine?

C’est qu’on veut plus de Serge Beauchemin.

Toujours plus de Serge Beauchemin.

 

© 2016 Julie Turbide pour PURE LAINE Magazine

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