Faire la différence entre « Made in Québec » et « Made in China » transformé au Québec une fois pour toute! #transparence #achatlocal

Cette année, on dirait que c’est pire que d’habitude. Je ne peux pas faire défiler mon Facebook tranquille sans tomber sur des publications commanditées de tuques qui sont CLAIREMENT faites en Asie et qui sont revendues comme des tuques québécoises. Ces entreprises (je ne devrais même pas utiliser ce mot) achètent des tuques et des pompons sur Aliexpress, les assemblent pis BANG! Un beau produit québécois. Qu’elles vendent AU MÊME PRIX que le fait-main.

J’ai choisi les tuques parce que c’est mon domaine, mais de plus en plus, on ne sait même plus si on achète réellement Québécois. Prenez, par exemple, les billes en silicone pour les colliers à mâchouiller. Ici, c’est difficile parce que je ne pense pas qu’il existe des perles en silicone non-faites en Asie (écrivez-moi si je me trompe, ça me fera plaisir de me corriger!). Par contre, il y a différentes QUALITÉS de perles et à moins d’être férue en la matière, c’est difficile de les comparer entre elles.

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Il y a aussi les casquettes chinoises, auxquelles on ajoute un « tag »québécois, une étiquette avec le nom de la compagnie. Des vêtements aussi ; on enlève l’étiquette chinoise et on met une étiquette québécoise. Simple de même. Connaissez-vous d’autres produits susceptibles d’être achetés ailleurs et revendus ici,  avec un manque flagrant de transparence?

Parce que c’est ce que je déplore en fait : une transparence plus que discutable, une page pro Facebook où ce n’est pas mentionné, un site Web où il faut chercher comme des caves pour trouver l’information.

Le fait-main est plus-que-sérieusement affecté par cette pratique déloyale. De plus en plus, les clients commencent à douter de la qualité des produits et du travail effectué par l’artisan vs le prix demandé. J’ai même entendu : « On n’ira pas payer ce prix-là quand on peut avoir la même chose sur Ali! » #évidemment

Moi, par contre, je veux que vous continuiez à acheter 100% québécois et à recevoir ce pourquoi vous avez payé. Voici donc comment déterminer le vrai du faux en trois questions :

Qui êtes-vous? Les artisans ont un parcours, une raison du pourquoi ils ont choisi de faire ce qu’ils font (vous me suivez?). Avant d’acheter, envoyez-leur un courriel, zieutez leur Instagram ou visitez-les s’ils participent à des expositions*.

* De plus en plus, il y a de la revente en exposition. Il y en a qui s’essaie, que voulez-vous! Ce n’est pas un argument suffisant, c’est pourquoi j’ai deux autres questions pour vous.

Est-ce que je peux avoir le produit dans une autre couleur? Couleurs, grandeurs, modèles… la plupart des artisans peuvent modifier leurs produits puisqu’il s’agit de leurs produits. Les revendeurs, eux, achètent en « batch » et sont limités par leur inventaire. C’est une bonne question, mais il en existe une meilleure encore.

Est-ce que je peux voir une photo de votre atelier? ha! HA! Finies, les cachettes! « Oui, mais le revendeur peut m’envoyer la photo de n’importe quel atelier, comment savoir si c’est le sien? » Demandez-lui d’ajouter un objet pour authentifier sa photo.Une bouteille de Ketchup, par exemple.

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Mais on s’entend que les chances de recevoir une photo avec une bouteille de Ketchup sont quasi-nulles ; le revendeur va probablement se trouver une raison pour expliquer son refus…

Sincèrement, n’arrêtez pas d’encourager l’achat local, c’est tellement important pour les gens d’icitte. Soyez simplement avisé : un client averti en vaut deux!

© 2016 Julie Turbide pour PURE LAINE Magazine

 

5 Commentaires

  • il y a plein de revente comme tes exemples dans les bijoux… J’ai vu sur une boutique etsy une montre qui n’avait même pas été modifiée et qui était vendue comme étant « fait main par moi-même ».

    J’ai moi-même déjà acheté un beau collier d’une artisane avec des perles bien spécifiques. Je l’avais payé une petite fortune. 2 mois plus tard, j’ai revu les même perles sur le site chinois pour même pas 2$, shipping inclus!

    Aimé par 1 personne

  • Bon article, étant moi même une créatrice qui à choisie de fabriqué ici au Québec. Je peux dire qu’il n’y a rien de plus frustrant que de voir certaine personne font un maximum de profit sur un faux made in Québec, ils sont sans respect pour le travaille des vrais créateur d’ici et des acheteurs.J’ai étudié en mode et travaillé de domaine 12ans avant de partir mon atelier dans mon ancienne vie d’employé, j’ai été et travaillé avec la chine pour la fabrication des produits. Lorsque j’ai ouvert mon atelier j’ai exclue cette options par respect de moi-même, de mes valeurs et aussi par respect pour les clients. Dans ma vie, personnelle j’ai choisi le Made in Québec autant que possible et aussi pour mon entreprise (je crée et fabrique ici). Mes clients peuvent venir acheter directement à l’atelier et je fait aussi des événements spécial dans mon atelier.

    Aimé par 1 personne

  • Osez demander une preuve de fabrication de leurs produits 😉 si vous doutez !!! en tant que propriétaire d’une Entreprise qui vend certains produits made 100% au Québec et d’Autres que nous imprimons simplement, je fournirais sans hésiter les preuves de fabrication en cachant bien sure mon fabricant ( la raison est fort simple, ils sont tellement difficile a trouver que je ne donnerais pas le nom de celui qui fabrique mes vêtements ainsi a qui veut bien le savoir ) !!! Une façon de faire fuir les faux vendeurs de produits Québécois !!!

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  • J’ai juste un « bug » avec votre 1ère question: « Est-ce que je peux avoir le produit dans une autre couleur? Couleurs, grandeurs, modèles… la plupart des artisans peuvent modifier leurs produits puisqu’il s’agit de leurs produits. »
    Je suis une tricoteuse qui, parfois, vend. Le tricot, c’est très-très long. En fait, ça ne se compare à aucune autre technique d’artisanat pour le temps que ça prend. Au début, je prenais toutes les commandes pour être le plus accommodante possible. Je le faisais pour le même prix. Puis, j’ai augmenté les prix quand c’était commandé. Puis j’ai arrêté de prendre des commandes, désirant que les gens achètent ce que j’avais fait. Puis, j’ai arrêté de vendre, tout simplement. Je donne des cours de tricot et je conçois des patrons à la place. Les tricoteuses n’arrivent même pas à aller se chercher 2$/l’heure, et ce n’est pas une blague. Et on se fait dire que c’est cher! Pour avoir juste 5$/l’heure, une paire de bas se vendrait au-dessus de 100$. Donc, ce que vous dites fonctionne avec les autres métiers d’art, mais pas le tricot, j’insiste. Tout ça pour dire que la réponse négative à votre 1ère question ne veut pas toujours dire que c’est du faux fait-main, mais parfois que l’artisan est dans l’incapacité de produire en grosse quantité.
    Mais peut-être que votre article s’adressait juste aux « vrais » entreprises, vraiment en « affaire » et pas aux petits artisans?
    Ceci dit, j’ai vu le phénomène dont vous parlez et je suis 100% d’accord avec le problème éthique que cela suscite.

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